Partager l'article ! Que vaut la Bible pour un jeune du XXIème siècle ?: C'est une question que certains (certaines) se posent (notamment après les attaque ...
Les anciennes de Saint Joseph
C'est une question que certains (certaines) se posent (notamment après les attaques -simplistes et véhiculant des préjugés naïfs- de Da Vinci Code, etc...).
- le texte de la Bible nous est-til parvenu authentique et exact ?
En avons-nous des manuscrits ? Que penser des différences entre les versions de la Bible ?
-Ce que contient la Bible est-il VRAI ?
Quand le Nouveau Testament a -t-il été rédigé ? Et par qui ?
Peut-on faire confiance à ses auteurs ?
Quelles sont les preuves et indices historiques et scientifiques que nous possédons ?
- Quel est le rôle de l'Eglise dans le discernement de ce qui fait partie des Saintes Ecritures ? La Bible est-elle réellement "inspirée", et dans quel sens ?
Que penser des attaques régulières de certains médias ?
-Que répondre à ceux qui disent...
Voici des pistes de réponses :
1) Le texte de la Bible nous est parvenu authentique et exact
a) Nous ne possédons plus les textes originaux de l'Ancien et du Nouveau Testament. Cela n'est pas surprenant puisqu'il ne nous reste aucun autographe non plus des grands écrivains de l'antiquité. On écrivait alors sur papyrus. Le papyrus était une plante des bords du Nil, mais on finit par utiliser aussi la moelle de roseaux pressée et réduite en feuilles. Accolées bout à bout, ces feuilles formaient des bandes (dix mètres pour l'Evangile de saint Luc) qu'on enroulait autour d'un bâton. Le papyrus est malheureusement très fragile; friable au sec, il se corrompt à l'humidité. Rien d'étonnant donc si les textes primitifs des livres ne se sont pas conservés longtemps, d'autant plus qu'il fallait sans cesse les dérouler pour les lire ou les transcrire. Le parchemin, fabriqué avec des peaux de chèvre et de mouton lissées, était presque inaltérable mais revenait cher.
b) Les plus vieux manuscrits de l'Ancien Testament qui nous étaient connus récemment encore datent du 9ème siècle après Jésus-Christ. Le texte en est homogène. Les «Massorètes» (transmetteurs), les savants de l'époque, l'avaient soigneusement établi d'après la plus authentique tradition. Les découvertes réalisées, en 1947, près de la Mer Morte, révélèrent des manuscrits des principales parties de l'Ancien Testament, dont un grand nombre remontent à plusieurs milliers d'années, par exemple un manuscrit complet d'Isaïe, antérieur à Jésus-Christ. Abstraction faite des erreurs de copistes, toutes ces découvertes confirment l'autorité des textes massorétiques. L'Ancien Testament, à l'exception de quelques écrits postérieurs, existait déjà au 3ème siècle avant J-C, témoin les anciennes versions que nous en possédons. Il y a la Version des Septante, écrite en grec en Egypte pour les Juifs de la diaspora(Septante, soixante-dix, nombre supposé des traducteurs). En dépit des perturbations naturelles et de la «chasse aux Saintes Ecritures» pendant plusieurs siècles de persécutions (Dioclétien ordonnait encore en 303 de détruire tous les écrits des chrétiens), l'héritage réussit à se transmettre. Passé les persécutions, les manuscrits sur parchemin se multiplièrent. Les plus anciens sont le Codex Vaticanus, ainsi nommé parce qu'il se trouve à la Bibliothèque Vaticane, du IVème siècle, et le Codex Sinaiticus, presque aussi ancien, retrouvé au Sinaï par Tischendorf, en 1844, et actuellement au British Museum de Londres. Au total il nous est parvenu 4680 manuscrits grecs du Nouveau Testament. Il y faut ajouter un nombre incalculable de petits papyrus du Nouveau Testament, datant du IIème au IVème siècle, exhumés au cours des dernières décades, des sables secs de l'Egypte, où ils étaient enfouis depuis plus de quinze siècles. Le plus important est sans doute un papyrus découvert en 1935, qui contient quelques versets du chapitre 18 de saint Jean. Ce fragment remonte, au dire des experts, à l'an 125. Par conséquent, l'Evangile de saint Jean était déjà répandu en Egypte 25 à 30 ans après sa composition. Un autre fragment de papyrus, remontant à 140, raconte l'histoire du tribut et la guérison du lépreux. En 1956, on a publié la première partie du papyrus 66, récemment découvert, contenant les dix-neuf premiers chapitres de l'évangile de saint Jean. Il date de l'an 200 environ. Très importante est aussi la série des 123 feuilles des papyri Chester Beatty, reproduisant des passages des Evangiles, des Actes des Apôtres, de l'Apocalypse et la plupart des Epîtres. Découverts en 1930, ils proviennent du début du 3ème siècle.
c) Le Nouveau Testament est cité dans des documents très antiques, donc il n'a pas été inventé après-coup !. Comme le christianisme se répandait dans des pays où le grec n'était pas parlé, il apparut bientôt nécessaire d'entreprendre des traductions en syriaque et en latin (2ème siècle), en éthiopien et en copte (3ème siècle). Les douze Martyrs scillitains par exemple, qui souffrirent le 17 juillet 180, possédaient, comme en font foi les actes de leur martyre, les Epîtres de saint Paul et les Evangiles en latin. Nous connaissons plus de 9000 manuscrits de ces versions. En outre, nous connaissons plus de 1600 lectionnaires avec des extraits de la Bible pour l'office. Enfin peuvent nous être encore utiles les nombreuses citations de l'antiquité. Clément de Rome, dans son épître aux Corinthiens, composée aux environs de 96, cite déjà six fois les Evangiles. Au temps de l'empereur Trajan, l'évêque Ignace d'Antioche, transporté de Syrie à Rome, où il fut exécuté en l'an 107, écrivit durant son voyage sept épîtres où figurent plusieurs citations des Evangiles et des Epîtres de saint Paul. Polycarpe, qui avait vu et connu saint Jean au temps de sa jeunesse, possédait déjà la collection complète des Epîtres de saint Paul, comme l'atteste son Epître aux Philippiens écrite peu après 110. Les œuvres de Justin (vers 150) contiennent 300 citations de la Bible; Irénée (vers 180) en donne jusqu'à 1800. Tertullien (vers 200) cite 925 fois les Evangiles. Quarante ans plus tard, Origène écrivait des commentaires sur tous les livres du Nouveau Testament. On y trouve des citations scripturaires en 18.000 endroits.
En résumé nous pouvons dire que les livres du Nouveau Testament se présentent à nous avec des garanties plus sérieuses que n'importe quel autre ouvrage de l'antiquité. Les plus anciens manuscrits de l'Iliade et de l'Odyssée du poète Homère (8ème siècle avant Jésus-Christ) datent du Xlème siècle après J-C, par conséquent 1800 ans après leur composition. Pour les oeuvres de Platon. écrites vers 400 avant J-C, le plus ancien manuscrit que nous possédions est de 895 après J-C, un écart de 1300 ans. Le plus ancien manuscrit de César est du Xème siècle. Le fragment le plus ancien du Nouveau Testament est postérieur de moins de trente ans à la date de sa composition.
d) Naturellement des fautes se sont glissées dans ces versions; par-ci par-là un mot répété, une lettre passée. Parfois, pour plus de clarté on a ajouté un mot. Au lieu de «il dit», exprimé en grec par un seul mot, on lit : «Jésus dit». Mais ces fautes et substitutions de mots n'atteignent pourtant qu'un millième des textes du Nouveau Testament et ne portent pas sur la substance du texte.
Chacune des lettres du Nouveau Testament a été scientifiquement examinée à la loupe. Aucun livre au monde n'a été si minutieusement étudié.
L'antiquité ignorait les signes de ponctuation. On ne séparait pas les mots entre eux. Le sectionnement en chapitres, toujours admis depuis, a été imaginé au début du XIIIème siècle par Stephen Langdon, chancelier de l'Université de Paris, puis archevêque de Canterbury. La division en versets est due à l'imprimeur Robert Estienne qui l'inséra dans son édition du Nouveau Testament latin-grec, en 1551. On compte par milliers les manuscrits qui reproduisent le texte de la Vulgate, partiellement ou dans sa totalité.
C'est, semble-t-il, par le Psautier qu'on a commencé à traduire la Bible en français. Le XIIIème siècle vit paraître une Bible française complète. La première Bible imprimée fut celle de Gutenberg - ou Bible Mazarine, du nom de la bibliothèque où elle se trouve - en 1455. La première traduction de la Bible en français imprimée fut publiée à Paris vers 1487.
2) Ce que contient la Bible est vrai
a) Quand fut rédigé le Nouveau Testament ?
Le Nouveau Testament n'est pas une oeuvre homogène, due à un seul écrivain ou même à une équipe de collaborateurs travaillant en même temps. C'est un ensemble de 27 écrits, qui ont été conçus en différents lieux, durant une cinquantaine d'années, par plusieurs Apôtres ou quelques-uns de leurs disciples. Les Evangélistes n'ont pas élaboré une tradition informe, mais recueilli les matériaux qui ont déjà reçu dans la tradition une forme suffisamment fixe. Seul le cadre dans lequel ils situent ces morceaux est leur oeuvre. Les écrits les plus anciens du Nouveau Testament sont sans doute les deux lettres que saint Paul a composées 51-52, et adressées de Corinthe à la communauté de Thessalonique. Vers 55 Matthieu esquisse un Evangile araméen pour les judéo-chrétiens. Un peu plus tard, Marc écrit son Evangile, d'après la prédication de Pierre, pour les chrétiens de Rome. C'est entre 61 et 63 que fut composé, également à Rome, l'Evangile de saint Luc, qui en poursuivit le récit, quelque temps après, par les Actes des Apôtres. Le dernier des Evangiles n'a été écrit par le vieil Apôtre saint Jean que 35 ans plus tard environ, à Ephèse. La plupart des écrits du Nouveau Testament, y compris les Epîtres de saint Paul et des autres Apôtres, ont donc été composés entre les années 50 et 67 (année du martyre des Princes des Apôtres), 20 à 30 ans seulement après la mort de Notre-Seigneur. Seules, les oeuvres de Saint Jean, un peu moins anciennes, ont été écrites entre 95 et 100.
Tous ces ouvrages étaient destinés à certaines communautés ou à certaines personnes. D'autres communautés ne tardèrent pas à les copier pour en faire la lecture durant les offices religieux; et c'est ainsi que bientôt s'échangèrent les premiers recueils (cf II Pierre, III, 16).
b) Les auteurs sacrés pouvaient écrire la vérité
Parmi les Evangélistes Matthieu et Jean avaient fait partie du groupe des Douze et avaient été témoins oculaires de la vie du Maître. Marc aussi a certainement connu Jésus. Son évangile transcrit la prédication de saint Pierre. Luc prit également soin de rapporter fidèlement la vérité (cf Luc, I, 1-4). Il s'informa des faits en Palestine de 58 à 60; il recueillit aussi les paroles de Marie. Jean écrit de son côté : «Ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et ce que nos mains ont touché du Verbe de vie... ce que nous avons vu et entendu, nous vous l'annonçons. Car la Vie s'est manifestée : nous l'avons vue et nous rendons témoignage... Nous vous annonçons ce que nous avons vu et entendu » (I Jean, I, 1-3).
c) Les auteurs sacrés ont voulu écrire la vérité
Lorsque Pierre et Jean comparurent devant le tribunal au sujet de leur prédication, on leur promit la grâce, pourvu seulement qu'ils consentissent à se taire. Les deux Apôtres répondirent : «Nous ne pouvons pas ne pas dire ce que nous avons vu et entendu» (Act, IV, 20). La vérité seule importe, et c'est pourquoi ils avouent même des choses qui leur sont personnellement pénibles. Les apôtres nous sont dépeints avec leurs fautes et leurs faiblesses; ils se représentent comme incrédules, ambitieux, lents à comprendre, hésitants à l'heure décisive. Pierre raconte comment il a renié son Maître. Paul reconnaît ouvertement : «Je persécutais à outrance l'Eglise de Dieu et la ravageais». Ces hommes ont véritablement voulu dire la vérité. Parlant du coup de lance dans le Coeur de Jésus sur la Croix, Jean affirme : «Celui qui l'a vu en témoigne et son témoignage est vrai» (Jean, XIX, 35). Les auteurs de ces déclarations n'en pouvaient attendre que persécutions, torture et. Ils sont prêts à maintenir leurs affirmations jusqu'au martyre. Et Paul écrit : «Même si quelqu'un - fût-ce nous-même, fût-ce un ange venu du ciel - vous annonçait un évangile différent de celui que nous vous avons annoncé, qu'il soit anathème ! », et c'est pour cela qu'il alla à la mort.
d) Les auteurs sacrés devaient écrire la vérité
Dès la première Pentecôte, 5000 personnes se firent baptiser. A la mort de saint Jean, vers 100, on comptait déjà 300 000 chrétiens. Ils avaient accepté la Foi chrétienne, qui les mettait en butte aux persécutions les plus violentes et qui leur coûtait habituellement la liberté et la vie, par conviction pour une réalité dont ils étaient sûrs. Les événements rapportés par les Evangiles ont toujours eu lieu en public, parfois devant toute une foule de témoins, dont beaucoup vivaient aux jours où les Evangiles furent écrits et où on en faisait la lecture dans les communautés. On ne pouvait leur lire ou raconter quelque chose de différent de ce qu'ils avaient vu. De plus la réalité des faits, même des miracles, n'a jamais été contestée par les ennemis du Christ à cette époque.
e) Les auteurs sacrés ont écrit la vérité
Les Evangiles rapportent bonnement et simplement tous les faits (et surtout les miracles). La fidélité de leurs récits apparaît jusque dans les petits détails ; les complications de la vie politique à cette époque en Israël, avant l'an 70, la vie économique et domestique, la situation financière et le système d'impôts (il y avait, par exemple, trois sortes de monnaie en circulation, juive, romaine et grecque; Matthieu, ancien collecteur d'impôts, les signale de façon précise).
Ajoutons un ou deux argument très fort : en l’an 70, Jérusalem et son Temple ont été anéantis par les armées romaines ; événement historique d’une très grande importance pour tous les juifs et même pour l’histoire humaine. Or le Christ l’avait annoncé. Pourtant les évangélistes n’en parlent pas, alors que pour eux ce serait une preuve de l’autorité du Christ qui sait tout…En fait cela se comprend parfaitement : puisqu’ils ont écris avant 70 ! Donc premièrement les évangélistes Marc, Luc et Matthieu ont bien écrit avant 70 ; leurs évangiles ne sont pas des écrits tardifs. De plus on peut dire qu’il serait absurde de croire que ce sont d’autres disciples bien après ces années, qui auraient inventé le texte. En effet, dans ce cas ils n’auraient pas manqué de mentionner la ruine de Jérusalem comme preuve de la véracité des prophéties du Christ.
La Bible «a donc raison» jusque dans le détail des usages et de la langue. "Ce n'est pas en suivant des fables habilement inventées que nous vous avons fait connaître la puissance et l'avènement de Notre-Seigneur Jésus-Christ; c'est pour avoir contemplé sa majesté." dit St Pierre dans sa 2ème épître.
3) Pas de Bible sans l'Eglise
a)Le Nouveau Testament s'est formé au sein de l'Eglise
Le Nouveau Testament est né de la prédication de l'Eglise, du témoignage de foi d'une communauté qui formait «un coeur et une âme» (Act, IV, 32). L'Evangile a été enseigné avant d'être fixé par écrit. C'est là l'affirmation de la primauté de la Tradition par rapport a l'Ecriture. Celle-ci est la fixation de la Tradition à un moment donné de son histoire. La Tradition est insérée dans l'Ecriture et inversement l'Ecriture est ancrée dans la Tradition
La jeune église avait reçu du Seigneur la mission d'annoncer le Royaume de Dieu : «Comme le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie» (Jean 20, 21). «Allez donc, et enseignez tous les peuples.» (Matth 28, 19) Un jour, le Seigneur avait fait cette promesse : «Quand il viendra, lui, l'Esprit de vérité, il vous guidera vers la vérité totale» (Jean 16, 13). Le jour de la Pentecôte, cet esprit est descendu sur l'Eglise. Désormais elle est armée, désormais elle peut être dans tout l'univers «colonne et fondement de la vérité» (I Tim. III. 15).
L'Eglise avait reçu du Seigneur cette assurance : «Et voici que moi, je vais être avec vous toujours jusqu'à la fin du monde» (Matth 28, 20). C'est-à-dire que le Seigneur n'abandonnera jamais son Eglise, même si plus tard «de faux Christs et de faux prophètes», ou même d'autres religions prétendront représenter le christianisme. «Qui vous écoute m'écoute, qui vous rejette me rejette.» (Luc, X, 16).
L'Eglise est donc elle-même la gardienne et la messagère de la vérité du salut, elle est, et non pas la Bible en elle-même, source de foi. En effet, alors qu'on faisait la lecture de l'Ancien Testament aux fidèles réunis, le Nouveau Testament n'existait pas encore. Celui-ci est sorti seulement de la vie de la primitive Eglise. La Bible ne figure donc pas au-dessus de l'Eglise, mais au milieu de l'Eglise. Elle n'est pas une source indépendante où chacun pourrait aller puiser ce qu'il veut (on peut tout lui faire dire !). Elle n'est source de foi qu'en liaison avec la prédication vivante de l'Eglise qui donne le sens de l'écriture, tel qu'elle l'a conçu avec l'assistance du Saint-Esprit.
b) L'Eglise a déterminé les livres qui appartiennent à la Bible
C'est l'Eglise qui a déterminé quels sont les livres qui appartiennent à la Sainte Ecriture et quels sont ceux qui ne lui appartiennent pas. On mit longtemps à fixer ce catalogue, ce «Canon » (règle, mesure). Les Livres Saints ne le peuvent faire eux-mêmes: est seule capable de ce discernement une autorité supérieure, l'Eglise à qui Dieu a confié Ia Vérité.
L'Eglise dut discerner les Livres Saints parmi une multitude d'autres écrits en grande partie légendaires, les «apocryphes». Les premières communautés ne connaissaient que quelques écrits isolés, mais bientôt se constituèrent des recueils, des épîtres de saint Paul par exemple. L'auteur d'un texte égyptien, répandu avant 150, connaissait déjà les "quatre Evangiles". Le Canon de Muratori, datant des environs de 200, reproduit un catalogue des principaux Livres du «Nouveau Testament». Vers 367, Athanase désigne les 27 Livres du Nouveau Testament comme les seuls authentiques.
L'Eglise décide donc ce qui appartient à la Bible, ce qui est vérité divine et pure doctrine, et ce qui ne l'est pas. C'est pourquoi elle veille à ce que les fidèles ne se servent que d'un texte dûment approuvé et garanti par elle. Elle sait que le Christ lui a promis son assistance divine particulière.
Voilà pourquoi il est important que les jeunes et adultes du 21ème siècle ne soient pas toujours si crédules à propos de légendes (sur le Christ et Marie madeleine par exemple,etc…), légendes inventées par toutes sortes de "faux prophètes" en 20 siècles, qui n'ont rien de scientifiques, d'historiens et encore moins de chrétiens.
Si les prêtres et les fidèles de l'Eglise catholique n'avaient pas recueilli et conservé ces écrits, si des générations de moines n'avaient pas consacré leur vie à transcrire fidèlement la Bible, aucun protestant, aucune secte surtout n'aurait aujourd'hui la Bible entre les mains.
c) L'Eglise enseigne l'origine divine de la Bible
Les Saints Livres ont été écrits sous l'inspiration du Saint-Esprit. Le Christ considérait aussi l'Ancien Testament comme la Révélation divine. «Jamais prophétie ne fut proférée par une volonté humaine; c'est poussés par l'Esprit-Saint que des hommes ont parlé de la part de Dieu» (2è Pierre I,21). Paul parle également de «l'Ecriture inspirée de Dieu» (2è Tim 3, 16).
«L'inspiration, dit Léon XIII (dans l'Encyclique Providentissimus Deus) est une impulsion surnaturelle par laquelle l'Esprit-Saint a poussé les écrivains sacrés et les a assistés pendant qu'ils écrivaient, de telle sorte qu'ils conservaient exactement, voulaient rapporter fidèlement et exprimaient avec une vérité infaillible tout ce que Dieu leur ordonnait et seulement ce qu'il leur ordonnait d'écrire. » Dieu se servait donc d'instruments humains, mais il les illuminait, sans bouleverser la structure de leur intelligence, guidait leur volonté, sans les déposséder de leur liberté, les assistait, en respectant le jeu de la psychologie humaine.
La Bible n'est infaillible qu'en matière de foi. Pour le reste, par exemple pour ce qui concerne la nature, elles'appuie sur les conceptions admises à telle ou telle époque. D'autre part, l'Ecriture exprime les choses divines suivant des procédés divers. Aussi faut-il distinguer s'il s'agit d'un récit historique, de l'amplification d'un fait historique, d'une parabole ou d'une fiction poétique. Le récit de la Création, l'histoire du Paradis terrestre, le livre de Job ou l'Apocalypse demandent à être lus autrement que les Actes des Apôtres. Leurs pages ne sont pas moins «vraies», mais elles rendent la vérité d'une autre façon.

Que lire ?
Comme il y a un "politiquement correct", un "historiquement correct", l’exégèse dominante pourrait être appelée "exégèse correcte"qui demeure très influencée par les thèses idéologiques du siècle dernier qui feraient du Nouveau Testament des écrits tardifs rédigés après la mort des apôtres par des auteurs inconnus.
Au contraire, Bibliste et professeur d’exégèse, l’abbé Philippe Rolland , l’un des meilleurs spécialistes de ces questions, nous offre un véritable guide de lecture pour découvrir ou redécouvrir, pas à pas, chaque livre du Nouveau Testament - les Evangiles, les Actes des Apôtres, les lettres apostoliques, l'Apocalypse -, de manière particulièrement vivante et vraie.
Sur l’origine et la date des écrits du Nouveau Testament L’abbé Rolland ne défend pas une thèse par idéologie, sa grande force est de démontrer par la seule analyse des textes leur ordre logique et leur date probable. Par ce travail passionnant et salutaire qui utilise aussi les témoignages anciens (saint Irénée de Lyon,…), il en arrive à montrer leur cohérence, l’influence qu’ils ont eue les uns sur les autres et, finalement, en reconstituant ce puzzle avec une extrême rigueur, à expliquer les divergences ou les incohérences apparentes qui existent ici ou là entre différents textes, notamment entre les trois Évangiles synoptiques. En effet, l’abbé Rolland défend la thèse que Marc, écrit après la persécution de Néron (65), serait venu après Matthieu (62-63) et Luc (63) : « Il est important de se rendre compte que l’Évangile de Marc a été précédé par des essais évangéliques que Matthieu et Luc ont utilisés indépendamment de lui, car cela permet d’éviter de poser de faux problèmes » (p. 260). Contre les idées fausses sur ce sujet, une remarquable synthèse à lire absolument. C'est le fruit de ces travaux qu'il révèle aujourd'hui et met à la disposition du grand public.
«On fait dire à la Bible tout ce que l'on veut. »
Parfaitement, et cela montre justement combien il est ridicule que chacun se mêle d'interpréter la Bible à sa fantaisie et pour fonder une nouvelle religion.
«La Bible ne prouve rien. N'importe qui aurait pu l'écrire !»
Ah ?!! Parle-moi un peu alors des hommes qui ont écrit les Evangiles. Que sais-tu de saint Marc, par exemple ? De saint Matthieu ? Ils avaient été témoins oculaires des faits qu'ils rapportent. Ils écrivirent des choses dont bon nombre de leurs lecteurs ou de leurs auditeurs avaient été témoins aussi, et ils se laissèrent torturer et mettre à mort pour ce qu'ils avaient écrit. Ça, «n'importe qui» le pourrait sans doute ?
«Il s y trouve sûrement beaucoup de falsifications !»
A quelle époque remonte le premier manuscrit complet de la Bible ? De quelle date est le célèbre papyrus 52 '? Combien de manuscrits grecs de la Bible nous est-il parvenu ? Que prouvent les citations scripturaires d'Ignace d'Antioche '? Etc. Tu n'as pas idée de tout ça ? Non ? alors ce n'est pas la peine de répéter ce que certains médias (TV…) disent (ils ont tout intérêt à essayer de saper la confiance en l'Eglise, et donnent des preuves qui n'existent pas, à des spectateurs qui n'ont aucune culture et donc ne peuvent réagir normalement).
«Je voulais seulement dire qu'il est impossible aujourd'hui de vérifier toutes ces affaires-là. »
Si, on le peut ! Les spécialistes peuvent dire aujourd'hui de chacune des lettres du Nouveau Testament si elle appartient au texte primitif, quand et où c'est un copiste qui l'a introduite par erreur dans le texte, et les faits racontés par les Evangiles sont parfaitement contrôlables au point de vue historique. Mais, pour parler de cela,il faudrait avoir sérieusement étudié la question.
«La science nous apprend que le monde existe depuis des milliards d'années. La création ne s'est pas faite en six jours !»
L'histoire de la Création dans la Bible est un récit imagé. Il n'y faut pas chercher des notions scientifiques, mais la vérité du salut. La Bible se sert des conceptions scientifiques de l'époque où elle est écrite. Le récit de la Création nous dit qu'un seul Dieu - et non des éléments de la nature divinisés, comme chez les païens - a tout créé et ordonné et reconnu comme bon; qu'il a donné une âme spirituelle au premier couple humain; qu'il y a eu un 1er acte d'orgueil, de désobéissance et manque de confiance, etc…
Voici des pistes de réponses :