Vendredi 7 novembre 2008 5 07 /11 /Nov /2008 16:25

A l’occasion de la réunion à Rome du « Forum catholico-musulman », le « Pèlerin »  publie ce terrible témoignage, à lire intégralement ; la situation d écrite n’est pas forcément celle de tout chrétien en terre d’Islam, mais certainement celle de beaucoup. Le dernier paragraphe, sur le « dialogue », est d’un réalisme et d’une lucidité exemplaires.

« Je ne vous donnerai ni mon nom ni de renseignement sur le pays d'où je viens, car je dois être prudent. Pour moi et pour mes amis. Je suis prêtre et j'habite en terre d'islam depuis un demi-siècle. Dans mon pays, alors que la communauté était florissante avant l'arrivée de l'islam, il reste très peu de chrétiens. Là où je vis, comme dans la plupart des pays musulmans, les chrétiens sont tolérés, mais à des conditions inacceptables. Ainsi nous est-il interdit de témoigner de notre foi dans la langue du pays. Nous n'avons ni séminaire ni monastère. Nous ne pouvons pas non plus construire d'église. Quant aux conversions, elles sont passibles de la peine de mort. Pour l'islam, tout musulman qui veut le baptême est un traître à reconvertir ou à tuer.

Or, je m'occupe d'accompagner les convertis, de les former jusqu'au baptême. J'en connais un grand nombre, que je ne suis pas allé chercher avec une épuisette, mais qui ont frappé un jour à ma porte, en me demandant que je leur parle de Jésus-Christ. Des personnes qui, après avoir étudié le Coran, ont choisi librement l'Evangile pour rencontrer Dieu. J'ai accepté de témoigner pour que les chrétiens de France sachent la détresse dans laquelle vivent ces convertis.

J'aimerais vous raconter l'histoire d'Ahmed*, étudiant de 25 ans. Pour lui, tout a débuté par un songe. Un homme en blanc lui mettait la main sur l'épaule. Chez nous, sur cette terre d'Orient où Dieu s'est révélé aux hommes, les rêves jouent un rôle capital. A partir du moment où Ahmed a eu ce songe, il n'a eu de cesse d'en chercher la signification. Grâce à Internet, il a découvert un Evangile dans sa langue et l'a lu. Puis il m'a rendu visite après des heures de voyage. « J'ai plein de questions sur l'Evangile », m'a-t-il lancé. Il n'avait pas d'Evangile. Trop dangereux. « Mais j'ai un téléphone portable. » Et là, stupéfait, j'ai découvert tout l'Evangile, enregistré dans son téléphone. Durant des heures, il m'a posé des questions sur Jésus et sur la prière.

Ahmed n'est pas une exception. Rachid est arrivé chez moi, saisi lui aussi par Jésus grâce à un songe. Il devait, selon ses mots, « poursuivre son chemin jusqu'au bout ». Il m'a demandé le baptême. Je l'ai freiné, car je ne baptise qu'après trois ans de formation. « Il faut savoir si l'appel de Jésus est vraiment solide, ai-je rétorqué. Si ton rêve vient vraiment de Dieu. » C'est toujours ainsi que je procède.

Je dis aussi à ces personnes les difficultés qui les attendent. « Une fois baptisé, vous devrez vivre votre foi dans la clandestinité, vous cacher de vos voisins, voire de votre famille. Vous aurez du mal à vous marier. Si les autorités découvrent que vous êtes convertis, vos enfants seront placés chez des musulmans pour être rééduqués. » L'histoire de Fatima illustre ces problèmes. Cette jeune femme issue d'une famille de notables musulmans, s'est vue, en songe, crucifiée sur la croix. Ce rêve la hantait. Elle finit par découvrir Jésus, trouve un Evangile dans sa langue, le lit, le médite. Elle se fait baptiser, mais elle est dénoncée. Son mari l'enferme dans sa chambre sans nourriture, jusqu'à ce qu'elle perde l'enfant qu'elle attendait. Comme elle refuse de renier le Christ, il la jette dehors. Ses parents la battent. Son père menace de la tuer. Elle parvient à s'enfuir. Depuis, elle vit cachée, dans une extrême pauvreté mais heureuse. Elle veut devenir religieuse.

Chaque année, j'accompagne une cinquantaine de convertis. Nous organisons des réunions, en étant très méfiants. Dans nos groupes, personne ne sait comment s'appelle son voisin. Ainsi, si l'un de nous est arrêté, il ne peut rien révéler. Une fille nous aide aussi. Elle prend l'Eucharistie et la met sous son voile pour aller donner la communion. L'on se demande souvent pourquoi ces musulmans deviennent chrétiens. Il n'y a pas d'explication rationnelle. C'est une rencontre d'amour foudroyante. La plupart sont jeunes et insatisfaits avec l'islam, imposé ici par la force. Et puis, ils se posent des questions. Les contradictions du Coran les travaillent. »

 Ce témoin explique ensuite  que reprocher à un prêtre d’évangéliser, revient à reprocher au Saint Esprit de faire du prosélytisme. « Qui mène l'Eglise, sinon Lui (le Saint Esprit) ? Si je ne porte pas la bonne nouvelle, ma mission de prêtre est inutile.

Le dialogue interreligieux est indispensable, mais il se doit d'être chrétien, solidaire avec les Eglises persécutées. Il faut affirmer haut et fort les valeurs des Eglises d'Orient. Elles sont en dialogue depuis des siècles, mais persécutées depuis l'arrivée de l'islam sur leurs terres. Il les a réduites à l'état de petit reste silencieux et stérile. Ces Eglises ne peuvent accueillir aucun converti ! Que nos amis musulmans d'Occident qui réclament des droits exigent de leurs coreligionnaires, en pays d'islam, les mêmes droits à l'égard des minorités chrétiennes. C'est cette réciprocité, nécessaire pour un franc dialogue, que rappelle souvent Benoît XVI. »

 

      « Frères, qui pourra nous arracher à l’amour du Christ ? Les épreuves ? la détresse ? les dangers ? la persécution ?.. Mais à travers tout cela nous remportons la victoire, grâce à celui qui nous a aimés. Oui, j’en ai la certitude : ni la mort, ni la vie…rien dans le présent ou dans l’avenir…non, aucune créature ne pourra nous arracher à l’amour que Dieu nous témoigne dans le Christ Jésus. »            St Paul aux Romains, 8

 

Par l'équipe - Publié dans : des textes pour se former
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Dimanche 2 novembre 2008 7 02 /11 /Nov /2008 09:14

Vendredi a eu lieu à Paris la journée Holy wins où, chaque année, des milliers de jeunes sur Paris (10 000) proclament la valeur et le sens de la vie, (aux dates qui correspondent à la fête de la Toussaint et à la journée de prière pour les défunts). Ils circulent sur les places, rencontrent les gens, parlent et prient avec eux, distribuent des feuillets qui parlent du sens de la vie, de la souffrance, de la mort, et de la vie éternelle. Cette journée est devenue une tradition, sur Paris, qui rencontre de plus en plus de succès. Le soir : concert avec des groupes de rock, etc… veillée de prière, témoignages…Tous les parisiens ont l’air d’apprécier cette énergie de bonne aloi, et beaucoup se disent convaincus par ces paroles chrétiennes sur le sens de la mort.

Elle est symptomatique de cette joie et énergie des jeunes chrétiens, qui va au-devant des souffrances, désespoirs ou vides de l’existence chez ceux qui nous entourent, après avoir d’abord essayé de vivre nous-même de cette logique de l’espérance.

« Chers amis, la vie n'est pas réglée par le hasard, elle n'est pas accidentelle. Votre existence personnelle a été voulue par Dieu, bénie par Lui et il lui a été donné un but ! La vie n'est pas une simple succession de faits et d'expériences. Elle est une recherche de ce qui est vrai, bien et beau. C'est précisément en vue de tels objectifs que nous accomplissons nos choix, que nous exerçons notre liberté et en cela, c'est-à-dire en ce qui est vrai, bien et beau, nous trouvons le bonheur et la joie. Ne vous laissez pas tromper par ceux qui voient en vous de simples consommateurs. Le Christ offre davantage ! Bien plus, il offre tout ! Seulement Lui, qui est la Vérité, peut être le chemin et donc aussi la Vie. Chers amis, chez vous, à l'école, à l'université, sur vos lieux de travail et de détente, rappelez-vous que vous êtes des créatures nouvelles ! ... Être témoin n'est pas une tâche facile. Quand Dieu est éclipsé, notre capacité de reconnaître l'ordre naturel, le but et le bien commence à s'évanouir. Les expériences, sans tenir compte de ce qui est bon et vrai, peuvent conduire non pas à une liberté authentique, mais au contraire, à une confusion morale ou intellectuelle, à un affaiblissement des principes, à la perte de la propre estime, et même au désespoir. »    C’est le message de Benoît XVI aux jeunes à Sydney le 17 juillet 2008 !

Le  dimanche 5 novembre 1944, Tolkien, qui peine depuis six ans sur la rédaction du Seigneur des Anneaux, est à la messe ; évangile : celui de la résurrection de la fille de Jaïre ; le prédicateur  cite des exemples de miracles contemporains, et notamment  l’histoire émouvante d’un petit garçon malade d’une péritonite tuberculeuse, en 1927, qui repart de la grotte sans être guéri ; son train (dans lequel il est allongé, quasiment mourant, avec deux infirmières pour le veiller) passe à proximité de la grotte…Le garçon se redresse, il est guéri ! L’écrivain est bouleversé par ce récit : « avec sa fin apparemment triste puis son dénouement heureux et soudain, que l’on espérait plus » et ressent « cette émotion particulière que nous connaissons tous- mais peu souvent. Qui ne ressemble en rien à aucune autre sensation…le soudain tremblement heureux dans une histoire qui te transperce d’une joie provoquant des larmes. » Deux jours plus tard il parle de ce type d’événement qu’il qualifie d’eucatastrophe, exactement ce qu’il recherche pour l’œuvre qu’il écrit, avec en dénouement une sorte de miracle inespéré qui sauve un univers sur le point de sombrer.

Dénouement qui est forcément celui de toute existence vécue au soleil du bien, avec l’immersion dans le « Royaume des Cieux »…celui des saints qui par centaines de milliers vivent du Royaume en ce moments, rejoints par les dizaines de millions qui sont passés par le purgatoire…cela fait une foule « innombrable » ! Quand l’Eglise canonise des saints, elles ne les faits pas saints…ils le sont déjà ; mais elles donnent une certitude sur le nom de certains afin qu’ils soient  exemples qui attirent et grands frères que l’on puissent invoquer.

Pontificat de Jean Paul II : 482 nouveaux saints, 1338 hommes et femmes béatifiés.

Holy wins… Oui, les saints sont ceux qui ont l’air vulnérables, avec leur croix sur l’épaule… mais à la suite du Christ, ce sont les vrais gagnants.

« Et telle est la victoire qui a vaincu le monde : c’est notre foi ! »  St Jean

« Bienheureux les pauvres en esprit, le Royaume des cieux est à eux ! Heureux les affligés, car ils seront consolés …Heureux êtes-vous lorsqu’on vous insulte…Réjouissez-vous, exultez, car votre récompense est grande dans les cieux !»

La conclusion est à Frodon, blessé qui se prépare au grand départ (à la fin du « Retour du Roi) et qui chantonne :  « Derrière le tournant, ils peuvent encore attendre/ une nouvelle route ou une porte secrète/et, bien que j’ai souvent passé auprès,/un jour viendra enfin/où je prendrai les chemins cachés qui courent/à l’ouest de la Lune, à l’est du Soleil. »

Par l'équipe - Publié dans : le pape nous parle
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Mardi 28 octobre 2008 2 28 /10 /Oct /2008 10:19

C’est ce qui est arrivé à un adolescent, une nuit, à Troas ; Saint Paul – qui devait partir le lendemain- parlait longuement aux chrétiens, qui s‘étaient réunis dans une pièce au 3ème étage d’une maison, à la lumière des lampes.

« Un jeune, qui s‘était assis sur le bord de la fenêtre, se laissa gagner par un profond sommeil, pendant que Paul discourait toujours. Entraîné par le sommeil, il tomba du troisième étage, en bas ; on le trouva mort. Paul descendit, se pencha sur lui, le prit dans ses bras… »  Les Actes des Apôtres nous décrivent la suite : St Paul ressuscitant le jeune garçon, puis remontant tranquillement : « longtemps encore il parla, jusqu’au point du jour. Quant au jeune garçon, on le ramena vivant, et ce ne fut pas une petite consolation ! »

 

Cette histoire est aussi un peu la nôtre… qui ne se reconnaîtrait en ce jeune qui s’endort au moment des sermons ?

Moi qui ai pris l’habitude d’écouter « la Parole » d’une façon superficielle, ou même, qui préfère ne plus l’entendre du tout ; car cette Parole ne semble pas s’adresser à Moi, au seuil du XXIème siècle ?

Eh bien si ; et les témoignages abondent, de tous ceux et celles qui se sont rendus compte de leur endormissement, de cette vie vécue à moitié (avec ses chutes du 3ème étage ! car sans la Parole qui nous agrippe, nous éclaire, nous réveille, nous remet debout… les chutes sont inévitables)… puis, par la rencontre avec cette parole enflammée et profonde de l’Apôtre Paul, se sont vus ressusciter pour un début de vie nouvelle !

 

2008-2009 : cette grâce est pour tous, au long de «L’Année Saint Paul » ; Notre Saint Père Benoît XVI ayant proposé une telle année afin que nous puissions prendre un contact personnel avec la personnalité très riche de l’Apôtre de toutes les nations. Et que ses Paroles soient pour nous le point de départ d’une résurrection intérieure !

 

« Frères –nous dit-il, en la fête du Christ-Roi- nous rendons grâce à Dieu le Père,

 Lui qui nous a rendus capables de partager le sort des saints dans la lumière ;

Lui qui nous a arrachés à la puissance des ténèbres… »

                                                        Epître aux Colossiens, chap 1

Par l'équipe - Publié dans : des textes pour prier
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Mardi 21 octobre 2008 2 21 /10 /Oct /2008 09:16

Mon Dieu et mon Père,  je crois que tu m’aimes.

Par le nom de Jésus, rends-moi libre !

Par la Vierge Marie, Reine de la Joie,

Viens en ce moment me guérir

 

Guéris-moi dans mon imagination,

            Guéris-moi de tous mes mauvais rêves,

Guéris-moi de la fuite du réel,

Guéris-moi de l’évasion dans mes films intérieurs,

            Guéris-moi  de tout fantasme,  de toute illusion.

            Guéris-moi des images qui traînent en ma mémoire,

            Guéris-moi des imaginations sentimentales,

            Guéris-moi des imaginations dans lesquelles je vais

 chercher des sensations et émotions,

            qui me laissent insatisfait et vide,

            Guéris-moi de tout cancer de l’imagination :

                Ces images qui finissent par envahir

Les pensées de toute la journée, me paralysant.

Jésus-Christ ! je sais que déjà tu me guéris :

donnes-moi d’habiter Tes rêves à Toi,

donnes-moi d’être envahi par la réalité de ta présence,

donnes-moi d’être vigilant :

que les  images impures ne puissent plus  encrasser mon imagination

fais que je m’évade en Toi,

que mon imagination soit une merveille entre tes mains :

            qu’elle soit toute entière habitée par Ton IMAGE ,

Ton Visage, Ta Face, Ton Regard, Ta Vie,

            Ton Sacrifice, Ta Victoire,

            Image de Ton Amour,

Toi QUI EST L’IMAGE DE DIEU…

      Que je sois un envahi de Toi !

Qu’à la place de mes vieilles images, Ton Image me hante,

et que je puisse clamer : Christ, Tu es ma passion !

Par l'équipe - Publié dans : prières
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Jeudi 16 octobre 2008 4 16 /10 /Oct /2008 12:15

Il a été demandé par des catholiques dans le contexte des élections. D’après ce sondage, réalisé entre le 24 septembre et le 3 octobre,  90 % des américains sont favorables à des restrictions (sous une forme ou une autre) dans la loi concernant la possibilité d’avorter.

Par l'équipe - Publié dans : société
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