Dimanche 1 janvier 2012
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COMMUNIQUÉ
Dimanche 22 janvier 2012 : 8e marche annuelle pour la Vie
EN 2012, je marche et je vote pour sa vie
!
Le 22 janvier prochain, le collectif « En marche pour la vie ! », qui regroupe une quinzaine d’associations
françaises d'aide aux mères en détresse et de défense
de la vie de la conception à la mort naturelle, organise à Paris sa 8è Marche pour la Vie sous le slogan :
« En 2012, je marche et je vote pour sa vie ».
EUTHANASIE :
L’évêque de
Bayonne
réagit
Le 10 août dernier,
le docteur Nicolas Bonnemaison, médecin de l'hôpital de Bayonne, au service des urgences, a été placé en garde en vue.
Des membres du personnel soignant de
l’hôpital, alertés par la mort rapide d’une patiente de 92 ans, avaient donné l’alerte aux autorités de l’hôpital qui avaient décidé de
prévenir la police. Plusieurs autres morts prématurées avaient été également constatées auparavant. Le médecin inculpé a admis avoir donné du
Norcuron, un médicament à base de curare qui peut entraîner la paralysie des muscles respiratoires, à des fins euthanasiques sur des personnes particulièrement vulnérables.
Aussitôt une campagne de presse s’est
mise en place pour obtenir la légalisation de l’euthanasie dans notre pays, sous le prétexte d’abréger les souffrances des patients en fin de vie et sous celui, plus fallacieux encore, de ne pas
obliger le personnel hospitalier à contrevenir à une loi considérée comme rétrograde. Le médecin de Bayonne devient ainsi la victime d’un déni de progrès alors qu’il a contrevenu aux devoirs de
son métier et au serment d’Hippocrate.
On veut faire croire que la France entière est
favorable à l’euthanasie, alors que plusieurs sondages montrent les espoirs que les Français placent dans les soins palliatifs.
De son côté, le courageux évêque de Bayonne a fermement réagi à travers le communiqué que nous publions ci-dessous. Il s’agit de la réaction officielle de
l’Église. Celle-ci nous invite à défendre clairement la vie, depuis sa conception naturelle jusqu’à sa mort naturelle. Plus que jamais, l’heure est à la mobilisation. ◆
“L’Église nous invite à défendre la vie.”
« Accusé
d’avoir délibérément provoqué la mort de plusieurs patients en fin de vie, un médecin urgentiste de l’hôpital de Bayonne vient d’être mis en examen. Comme on pouvait s’y attendre, cette triste affaire est «instrumentalisée» par des personnes ou des lobbies qui tentent de relancer le débat sur la légalisation de l’euthanasie.
Or, il n’est
pas concevable qu’un médecin, dont la vocation est de soigner les personnes qui lui sont confiées, puisse s’arroger le droit de supprimer un patient
(malade incurable en fin de vie, personne âgée ou handicapée, etc.) au nom d’une compassion mal comprise («
j’ai trop souvent vu la pitié s’égarer »,
écrivait Antoine de Saint-Exupéry…).
Certes, la
confusion qu’entretiennent certains médias est telle que beaucoup de nos concitoyens se disent ou se croient favorables à l’euthanasie, alors qu’ils sont simplement (et tout à fait légitimement)
opposés à l’acharnement thérapeutique.
Moralement inacceptable,
l’euthanasie, qui consiste à mettre fin à la vie d’un malade, est parfaitement illégale en France. L’acharnement thérapeutique (c’est-à-dire « l’obstination déraisonnable » par laquelle un malade est artificiellement maintenu en vie au prix d’actes
inutiles et disproportionnés) est également interdit par la « loi Léonetti » du 22 avril 2005, qui impose au corps médical la prise en
charge des malades en fin de vie et l’obligation de soulager leurs souffrances, mais la mise en œuvre de cette
loi se heurte, en particulier, à l’insuffisance des centres de soins palliatifs, dont le développement devrait être une des priorités des
pouvoirs publics en France.
D’une façon générale, la banalisation de l’euthanasie, et
a fortiori,
sa légalisation, est une « évolution » (ou plutôt, une terrible régression) à laquelle nous nous opposons au nom même du droit de chacun de vivre et de
mourir dignement. »
Mgr Marc
Aillet, le
15 août 2011
VIVE LA VIE !